L'époque contemporaine : du 13ème siècle à nos jours

Au XVIIIème siècle, les Agathois travaillent comme mousses, marins et capitaines, ils font du cabotage en Méditerranée, entre l’Espagne, l’Italie et l’Afrique du Nord. La construction navale devient une activité majeure et se développe au cours du XIXème siècle. Le trafic du port décline après les années 1860-1870 car le tonnage des navires augmente, les bâtiments à vapeur délaissent Agde pour Sète. 
La vigne se développe au XVIIIème siècle. 

Monseigneur de Saint-Simon est le dernier évêque d’Agde. Il dirige le diocèse et la ville de 1759 à 1790. Il maintient jusqu'à la Révolution les droits et les prérogatives des évêques, seigneurs et comtes d’Agde. A la Révolution, Agde perd son évêché. 

Au XIXème siècle, la ligne de chemin de fer Sète-Béziers passe par Agde en 1841. Les activités traditionnelles ont repris, les marins et capitaines agathois sillonnent de nouveau les mers du globe, s’engageant dans les compagnies marseillaises s’ils ne trouvent pas de travail sur place. 
Les difficultés au début du XXème siècle sont surtout économiques et viticoles.

Pendant la première guerre mondiale, les Agathois combattent à la fois sur terre et sur mer. A la veille de la seconde guerre mondiale, le camp d’Agde est créé à l’emplacement de l’actuel Collège René Cassin. 

En février 1939, ce camp fut édifié, comme de nombreux autres tout au long du littoral, pour « accueillir » 24 000 réfugiés, parmi les 500 000 républicains espagnols exilés après la chute de Barcelone tombée aux mains des troupes franquistes. 

Le camp d’Agde, réalisé pour le compte du Ministère de l’Intérieur, passa successivement sous l’autorité du Ministère de la Guerre puis sous celle du Secrétariat d’Etat au Travail du Régime de Vichy. En Septembre 1939, il accueillit un millier de soldats tchèques, et 4000 belges de mai à août 1940. Par ailleurs, 4000 hommes des troupes d’AFN y attendirent leur rapatriement outre mer après l’Armistice du 25 juin. 

La promulgation des lois anti-juives de Vichy du 3 Octobre 1940, refermait les portes du camp sur des centaines de juifs étrangers jusqu’à la rafle et la déportation du 26 août 1942. 44 enfants furent sauvés du camp d’Agde et envoyés à Izieu où ils seront, 2 ans plus tard, le 6 avril 1944, raflés puis tués par les nazis à Auschwitz. 
Agde est occupée par les allemands à partir du 13 novembre 1942. Le camp d’Agde sera désaffecté quelques mois après. Les allemands fortifient la côte pour résister à un éventuel débarquement des Alliés. De jeunes Agathois participent aux différents mouvements de résistance. Le 20 août 1944, les allemands quittent la ville. 

Jusqu’aux années 1950-1960, Agde vit de l’agriculture, de la pêche et d’un tourisme balnéaire familial. En 1963, la Mission Inter-Ministérielle d’aménagement du territoire, dite Mission Racine (du nom du Directeur de cabinet du Premier Ministre Michel Debré), a pour objectif de développer sur les côtes du Languedoc-Roussillon  une région touristique, et de diversifier son économie en offrant à une clientèle française et étrangère des vacances concurrentielles par rapport aux régions européennes voisines. La station du Cap d’Agde fut construite dans le cadre de cet aménagement.A partir des années 1970, une agglomération nouvelle se met en place. On embauche dans la construction, dans les activités de services et de loisirs. 

Le 16 juin 1993, Monsieur le Président de la République préside la cérémonie d’ouverture des Jeux Méditerranéens à Agde.